• Andrésy Citoyenne est le principal groupe d'opposition au sein du Conseil municipal d'Andrésy.

    Notre mouvement n’est rattaché à aucune formation politique et rassemble des gens de tous les horizons désireux de promouvoir une vraie démocratie locale à Andrésy.
    Nos cinq élus sont tous issus du mouvement associatif local.

    Ils sont à votre disposition pour faire remonter au conseil municipal tout problème ou question que vous auriez concernant Andrésy. N’hésitez pas à leur écrire ou à les aborder si vous les croisez.

     

     

     

     

Résultats consultation locale du 30 juin 2010

inscrits: 9202  
votants: 2639 28,68%
nuls: 19  
exprimés: 2620  
     
bureau OUI NON
N°1 120 349
N°2 83 229
N°3 72 131
N°4 61 118
N°5 31 86
N°6 70 155
N°7 103 177
N°8 94 196
N°9 81 183
N°10 74 207

   
TOTAL 789 1831
en % 30,10% 69,99%

 

Réunion publique 28 juin 2010 - salle Julien Green

Lundi 28 juin à 20h30
Grande réunion publique
à Julien GREEN

Débats organisés par
les élus d’Andrésy Citoyenne,
avec le soutien du Collectif.

Avec de nombreux intervenants :

Ghislaine Senée Maire d’Evecquemont, Conseillère régionale d’Ile de France,
Joël Tissier, 1er adjoint de Maurecourt,
J-François Thil Ancien maire d’Andrésy,

Tribune journal municipal juin 2010 - urbanisation des coteaux

NON A L'URBANISATION MASSIVE D'ANDRESY

Le 30 juin,  nous devrons répondre à une question qui nous engage pour les 20 prochaines années.

Sous couvert de travailler à un « projet de ville » sur 45 hectares, le maire se donne bonne conscience avec un simulacre de consultation. Il nous propose une vision d'aménagement des Coteaux et de la gare dans un même projet. Il s'agit pourtant d'espaces différents qui appellent donc des aménagements différents.

Pour la majorité, aménagement rime forcément avec densification en choisissant d’urbaniser les coteaux, zone naturelle exceptionnelle en Ile-de-France, et à laquelle nous sommes tous très attachés.

Cette urbanisation est en contradiction avec le futur schéma de développement SDRIF de l’Ile-de-France qui ne prévoit aucune construction au-dessus de la RD55.

La majorité brandit la menace « l’Etat nous imposera un autre projet ». C’est faux ! L’Etat n’a aucun projet sur l’Hautil. La ville a la maîtrise de son foncier et peut, demain, maintenir le classement N (Zone naturelle à protéger) des coteaux.

Nous ne contestons pas la nécessité de construire de nouveaux logements en Ile-de-France, ni même à Andrésy, mais les objectifs fixés par la municipalité actuelle sont démesurés : le maire veut construire 800 logements et accroître la population de 20%  soit 15 000 habitants en 2016.

Le maire nous promet des équipements publics, un éco-quartier. Or, aucune garantie n’existe : l’aménageur devra les financer et, pour cela, pourra exiger plus de logements pour rentabiliser le projet.

Prenons donc le temps de réfléchir sérieusement à ces aménagements et aux activités liées à la préservation des coteaux. La consultation a été annoncée fin avril et se tiendra fin juin. 2 mois seulement pour discuter de l'engagement de notre la ville sur 20 ans. Pourquoi tant de précipitation? C'est un peu court!
De façon raisonnable et pour garder notre qualité et cadre de vie, Andrésy Citoyenne vous appelle à  

voter non à la vision bétonnée d’Andrésy voulue par le maire
et qui sera léguée à nos enfants.

Un peu de sérieux, monsieur le maire, revoyez votre copie....

Communiqué de presse - Collectif pour la protection des Coteaux et des sites sensibles

"Appel Citoyen du Collectif"

Communiqué de presse.

Le  Collectif pour la protection des Coteaux et des sites sensibles, et pour une véritable réflexion sur l'urbanisation de notre ville, appelle les citoyens d'Andrésy à le rejoindre pour combattre le funeste "projet de ville" élaboré par le Maire et soumis à consultation le 3O juin.


Pour cette consultation : une question confuse, un projet funeste !

La question sur le projet de ville amène la confusion. Elle engage pour vingt ans et mêle l’aménagement du quartier de la gare avec celui des coteaux. Or, ils sont très différents et exigent des réponses dissociées.


Mais Hugues RIBAULT est un homme pressé !

Présenté en avril, les Andrésiens n’ont même pas deux mois pour prendre connaissance de ces projets et mesurer toutes les implications que ceux-ci entraineraient sur leur vie quotidienne et leur environnement s’ils venaient à se concrétiser.

La consultation, organisée le mercredi 30 juin, jour de semaine, est une demande de "chèque en blanc", sur fond de plébiscite !

Un "projet de ville" engageant l’avenir sur vingt ans nécessite un véritable débat avec les riverains, les habitants de la ville. Urbaniser : où, pourquoi, pour qui ? Quels sont les besoins ? Comment les familles peuvent-elles accomplir leur "parcours résidentiel" à Andrésy sans être obligées de quitter la ville ? Ou en sont les équilibres sociaux et démographiques ? Quels équipements cela induit-il ? Combien de logements, d'habitants, de voitures ...

Autant de questions auxquelles il est impossible de répondre par OUI ou par NON, sans dossiers, sans débats !


Pourquoi ne pas inscrire cette réflexion dans le cadre de l’Agenda 21 déjà en place, avec atelier de réflexion, révision du PLU, et … consultation de la population ENSUITE !

Chanteloup vient de classer en Espace Naturel Sensible la partie de leurs coteaux jouxtant Andrésy. Maurecourt vient de créer un "couloir écologique" de l'Hautil jusqu'à l'Oise. Pour ce faire, nos deux villes voisines ont largement consulté leur population. Les villes de Carrières et Triel sont tout aussi attentives à protéger leurs sites ! La Communauté d'Agglomération des Deux Rives, quant à elle, a été mise devant le fait accompli !

Paris valut bien une messe jadis ! Alors vingt ans d’urbanisation de la ville valent bien de prendre du temps ! Une telle  précipitation est dangereuse et incompréhensible. A moins que ... ? Certains discours et écrits du Maire laissent entendre que les projets sont déjà bouclés ! Les bulldozers n’attendent plus son feu vert pour massacrer notre environnement !

Les Andrésiens ne se laisseront pas duper par une manœuvre aussi grossière.

"Pour une véritable concertation et réflexion sur l'avenir de l'urbanisation de notre ville,
le 30 juin, les Citoyens d'Andrésy  diront NON à ce simulacre de consultation !"
Le Collectif pour la protection des Coteaux d'Andrésy rassemble :
Andrésy Citoyenne, représentée par ses élus, Michèle Château, Julien Besnard,
Stéphanie Langlois, Laurence Wastl, Patrick Quertier.
Europe-Ecologie-Les-Verts, représentée par Pierre-Alain Brassart, Jean-François Michel,
Parti Socialiste local, représenté par Jean-François Thil, Maire Honoraire, et Gil Augis,
De nombreux associatifs ainsi que des citoyens à titre individuel.

Courrier des élus Andrésy à M. Gérard Larcher, président du Sénat, concernant l'aménagement de la zone des Coteaux

Monsieur le Président

Ville d’Andrésy : protection de la zone agricole des Coteaux

A l’occasion de votre visite pour l’inauguration du Parc sportif d’Andrésy et en notre qualité d’élus au conseil municipal, nous avons l’honneur d’appeler votre attention sur le risque majeur de dénaturation du site des Coteaux d'Andrésy par un projet d’urbanisation. Ce site exceptionnel en Ile-de-France recèle de nombreux atouts à préserver et à mettre en valeur : une vue magnifique de 250° sur l'Ile-de-France et sur 30 kms en perspective,  des espaces cultivés, la lisière de la forêt de l'Hautil, une faune et une flore à préserver...

Le maire d’Andrésy a en effet décidé d’engager une « consultation locale » fixée au 30 juin qui pose une question  liant malheureusement  trois projets distincts : « Etes-vous favorable à l’élaboration d’un ‘projet de ville’ comprenant l’aménagement  des abords de la Gare et des coteaux-belvédères  en éco-quartiers ?».

En réalité, le projet d’urbanisation des Coteaux, même habillé du qualificatif d’éco-quartier ou de « parc naturel habité » (!), vise à bétonner un site exceptionnel. Il ne fait que reprendre l’idée d’urbanisation initiée au début des années 90 conduisant à un projet portant jusqu’à 450 logements que les Andrésiens ont rejeté en changeant de majorité municipale en 1995. Nous constatons que le maire actuel, appartenant à la majorité « remerciée » à l’époque, avait soutenu sans discontinuer ce projet. C’est donc un retour en arrière malgré le signal fort des Andrésiens.

Or l’urbanisation des Coteaux est en totale contradiction avec le projet gouvernemental qui souhaite promouvoir l'agriculture. L'exposé des motifs du projet de loi rappelle que, pour l’espace agricole, « l'enjeu de sa préservation est crucial, d'autant plus que le rythme annuel de consommation des terres agricoles s'accélère. Il a plus que doublé depuis les années soixante, passant de 35 000 hectares de terres agricoles consommés chaque année, à 75 000. Il devient urgent de mettre en œuvre une véritable politique de préservation du foncier agricole en France, en se fixant comme objectif de réduire de moitié le rythme de consommation des terres agricoles d'ici 2020 ».

Le projet d’urbanisation des Coteaux voulu par le maire d’Andrésy est aussi en total décalage avec les propos que vous avez tenus dans le quotidien Ouest France (édition 27-28 février 2009) : « Le périurbain peut être un lieu de proximité agricole très important ».

Nous allons donc inviter les Andrésiens à répondre « non » et nous leur proposerons une alternative plus soucieuse de respecter l’identité de leur commune avec le projet de création de la « Fondation des Coteaux du Confluent de la Seine et de l’Oise » et le classement de la zone.

La Fondation -dont le statut autorisera des financements publics et privés y compris les dons des Andrésiens- aura pour objet :

  • de récupérer l’ensemble des terrains de la zone (certains appartenant à des acteurs publics pourraient lui être donnés ou faire l’objet d’un bail emphytéotique),
  • de favoriser le développement de l’agriculture sur la zone avec la création d’une association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap),
  • de créer un conservatoire des fruits et légumes à vocation pédagogique en liaison avec les écoles et de valoriser le point de vue,
  • de mettre à disposition des jardins familiaux.

Sous réserve de l’accord des communes riveraines, elle pourrait avoir compétence sur les zones que ces dernières ont tenu à préserver, assurant ainsi une continuité territoriale. Un tel projet serait de nature à donner corps à un véritable projet pour une intercommunalité jusqu’à présent peu visible par les habitants.

Nous sollicitons donc votre bienveillante attention pour soutenir un tel projet et examiner dans ce cas l’opportunité d’accorder un concours issu du fonds spécial du Sénat pour amorcer les études et financements.

S’agissant de la question du logement que certains pourraient opposer à ce projet, nous pensons qu’elle peut être envisagée d’une manière différente. La commune ayant prévu d’aménager les abords de la Gare et plutôt que de construire à proximité immédiate des voies ferrés des logements en guise de mur anti-bruit, cette zone pourrait être transformée en pôle de services aux Andrésiens : regroupement des services municipaux (y compris une véritable salle intercommunale de spectacles, la bibliothèque), transfert de la poste, création d’une crèche, d’un véritable pôle médical, d’une maison des associations ou des artisans… Les locaux libérés le long de la Seine seraient réhabilités en logements, bénéficiant ainsi d’un cadre exceptionnel.

D’avance nous vous remercions pour l’intérêt que vous porterez à notre projet et, restant à votre disposition, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de notre haute considération.

Organisation d'une consultation locale sur l'aménagement des Coteaux et de la zone de la gare

Déclaration des élus Andrésy Citoyenne en conseil municipal du 22 avril 2010
 
Nous voici réunis au plein milieu des vacances scolaires pour un conseil municipal extraordinaire à plus d’un titre :
  • extraordinaire car il n’était pas inscrit au calendrier prévisionnel ;
  • extraordinaire par son seul et unique objet, l’organisation d’une consultation des Andrésiens sur le principe d’aménagement des zones de  la Gare et des Coteaux-belvédères.
Nous nous souvenons que ce même conseil municipal a délibéré en décembre sur les modalités de concertation de ces projets et aucune consultation directe des Andrésiens n’était prévue, ni même envisagée comme une option. On peut s’interroger sur les raisons de ce changement radical ?  

Vous savez également que l'exigence d'implication accrue des citoyens dans la vie politique locale était au cœur du programme d’Andrésy Citoyenne pour les élections municipales de 2008. Nous ne pouvons donc qu’apprécier votre volonté de consulter les Andrésiens sur des sujets importants. Nous avons déjà eu l’occasion de vous adresser nos félicitations pour cette proposition qui vous engage sur la voie de la concertation. Nous profitons de cette séance pour leur donner un caractère public.

Nous avons toutefois quelques regrets sur le fait que ce ne sera, si le projet est voté, que la première consultation depuis 9 ans que vous êtes Maire. Il y a quelques années auparavant, sur des sujets tout aussi importants, tels que l'entrée d'Andrésy dans une intercommunalité, vous considériez que de telles consultations étaient inutiles et que les élus majoritaires prenaient leurs responsabilités. Que de chemin de parcouru...

Avant de voir le fond de la question, et même si une fois n’est pas coutume, nous tenions aussi, Monsieur le Maire, à vous remercier d’avoir accepté nos propositions sur les modalités pratiques de campagne de cette consultation. Je ne sais pas si vous en avez informé votre majorité, mais il y a quelques vides dans le code général des collectivités territoriales quant aux modalités d’organisation, notamment sur la communication et la prise en charge préélectorale et nous vous avons proposé de les combler en reprenant ce qui est prévu pour les élections municipales. Vous avez accepté et même si cet accord n’est pas acté dans le projet de délibération d’aujourd’hui, nous savons que vous respecterez votre engagement tant vous souhaitez que cette consultation soit exemplaire.

Après cette entrée en matière aussi extraordinaire pour les élus d’Andrésy citoyenne que pour vous, (ce n’est pas tous les jours que l’on vous félicite et remercie) nous allons aborder le fond de la question et là, malheureusement, nous serons moins élogieux, beaucoup plus nuancés.

Vous proposez aux Andrésiens la question suivante : « êtes-vous favorable à l'élaboration d'un « projet de ville » comprenant l'aménagement du périmètre des abords de la gare et des coteaux-belvédères en éco-quartier ? »

Il est utile de s'arrêter un peu sur les mots choisis, qui nous le pensons, méritent un peu plus d'explications :

  • Il est précisé dans la délibération que la notion de « projet de ville » renvoie à une réflexion sur l'intégration des futurs aménagements dans la ville. Pourquoi, à cette occasion, ne pas ré-envisager toute la ville d'Andrésy à l'aune des enjeux de la ville durable ? N’est-ce pas là l’ambition d'un « projet de ville » et, par la même occasion, d’un Agenda 21 ?

  • Que signifie réellement « éco quartier » ? S'agit-il de construire un nouveau quartier urbain qui respecte les différentes normes énoncées dans ce texte (HQE, THPE, BBC), auquel on greffe une ligne de bus mais qui autorise encore la voiture particulière ou qui sera, pour les coteaux-belvédères, encore excentré par rapport au train ou au RER ? Ou s'agit-il, dans l’esprit du Grenelle de l'Environnement, d'un quartier durable, englobant des considérations liées aux transports notamment  à l’utilisation de modes de transports « doux » (marche, vélo, transports collectifs...), à la densité et aux formes urbaines, à l’éco-construction, mais également (et nous y tenons beaucoup) à une mixité sociale et fonctionnelle et à la participation de la société civile.

  • Il nous semble important de faire référence au projet de loi de modernisation de l'agriculture, qui souhaite promouvoir l'agriculture en milieu périurbain. Il est ainsi rappelé dans l'exposé des motifs de ce projet que « l'enjeu de sa préservation [l'espace agricole] est crucial, d'autant plus que le rythme annuel de consommation des terres agricoles s'accélère. Il a plus que doublé depuis les années soixante, passant de 35 000 hectares de terres agricoles consommés chaque année, à 75 000. Il devient urgent de mettre en œuvre une véritable politique de préservation du foncier agricole en France, en se fixant comme objectif de réduire de moitié le rythme de consommation des terres agricoles d'ici 2020 ». Les évènements volcaniques récents ont montré tout l'intérêt d'une agriculture de proximité dynamique et fortement développée. C'est enfin un sujet auquel tient beaucoup M. Larcher, présent à Andrésy en début d'année et qui affirmait dans un entretien avec le journal Ouest France en février 2010 que « Le périurbain peut être un lieu de proximité agricole très important ».  Il faut donc préserver et développer l’agriculture sur les coteaux.

  • Enfin le choix de l'article dans cette question a toute son importance : « Etes-vous favorable à l’élaboration d’UN « projet de Ville » … » n’a pas du tout le même sens que :« Etes-vous favorable à l’élaboration DU « projet de Ville » que la municipalité veut réaliser ». Les différences entre ces deux formulations sont immenses. La question qui sera posée le 30 juin est très générique et pose une question  très simple : Quel est le projet ?
On peut discuter de l’aménagement des abords de la Gare et, avec beaucoup de réserve, des coteaux. Mais de quel aménagement parle-t-on ? Vous avez accès aux études donc vous en avez sans doute une idée précise. Les Andrésiens beaucoup moins. Vous construisez votre projet avec votre majorité en distillant les informations au compte-goutte.
Vous dites que des études sont en cours : sur la circulation (au moins vous éviterez l’erreur de la Rue des Courcieux), la biodiversité, les ressources des sites en énergies renouvelables, la programmation de logements et les commerces et équipements. Très bien, mais que disent ces études ? Combien de logements sont prévus sur ces 38 hectares de terrains? Quelle densité ? Quelle proportion de logements sociaux (en baisse de manière générale sur Andrésy) ? Quels équipements et aménagements publics (écoles, crèches, franchissements de la voie ferrée, regroupement des services municipaux près de la Gare…) ? Quels transports en commun ? Quelle place pour l’agriculture sur les Coteaux ? Quel calendrier pour ces deux projets ?...

Toutes ces questions sont légitimes et des réponses devront être données aux Andrésiens pour que la consultation du 30 juin ait un réel intérêt. Car telle qu’elle est rédigée, et c’est bien évidemment volontaire de votre part, une large majorité de OUI se dégagera le 30 juin prochain. Il ne peut en être autrement sauf à souhaiter l’immobilisme et le statu quo, lesquels apparaissent impossibles compte tenu des besoins en logement en Ile-de-France. Constant partagé quelque soit la couleur politique et l'institution.

Au final, cette consultation nous apparaît prématurée et étrangement déconnectée (en apparence) du processus d'agenda 21 sur Andrésy. La question pouvait, dans un premier temps, être abordée dans les groupes de travail concernés (il est vrai qu'il aurait alors fallu en faire plus). À ce titre, il est révélateur qu'il n'en soit pas fait mention dans le projet de délibération, ce qui est fort dommage, vous en conviendrez, j'espère.

Si résultat positif il y avait, il ne constituera en aucun cas une validation du projet final d'aménagement, mais simplement d'une orientation d'aménagement. Il ne pourra y avoir d’adhésion à votre projet que lorsque celui-ci sera arrêté et rendu public, c'est-à-dire lors de la demande de la création d’une ZAC. C'est pourquoi nous ferons tout pour que le projet final (si projet final il y a) obtienne le même visa démocratique que celui que vous proposez aujourd’hui.

Courrier de Mme Chateau à M. le Maire concernant la tenue d'une consultation locale sur l'aménagement des Coteaux et de la gare

Monsieur le Maire,

Vous proposez au conseil municipal du jeudi 22 avril prochain une délibération portant sur l’organisation d’une consultation locale concernant l’élaboration d’un « projet de ville » comprenant l’aménagement du périmètre des abords de la gare et des coteaux-belvédères en éco quartier.

 

Vous connaissez notre attachement à la concertation des habitants et nous vous félicitons sincèrement de votre décision de consulter les Andrésiens.

Néanmoins, pour que  cette consultation ait un sens et permette à nos concitoyens de s’exprimer en toute connaissance de cause, il est essentiel pour les élus d’Andrésy Citoyenne que les modalités d’organisation de la consultation soient irréprochables.

Ainsi, si votre projet de délibération était voté jeudi prochain, les dépenses liées à l’organisation de la consultation des électeurs constitueraient une dépense obligatoire de la collectivité territoriale qui l’a décidée (article L.1112-19 du Code général du code des collectivités territoriales). Les articles LO.1112-10 et R.1112-3 du même code, applicables également aux consultations locales par application des techniques de l’assimilation et du renvoi, prévoient, sous certaines conditions, la participation à la campagne des groupes d’élus, partis et groupements politiques.

Or, ni le code électoral, ni le CGCT ne prévoient le financement ou le remboursement par l’Etat ou par une autre personne publique des dépenses liées à cette consultation. Il nous semblerait pertinent de faire reposer ce financement sur la personne organisatrice, c’est-à-dire la Ville d’Andrésy.
Nous vous proposons donc, à l’instar de ce qui est prévu pour les élections que la Ville prenne en charge le coût et la distribution des documents de propagande tels qu’ils sont définis à l’article L.242 du code électoral et dans la même limites que ce qui est prévu pour les élections municipales dans les communes de plus de 3 500 habitants, c’est-à-dire :

 

  • Deux affiches identiques d’un format maximal de 594 x 841 millimètres par emplacement d’affichage électoral
  • Deux affiches d’un format maximal de 297 x 420 millimètres pour annoncer la tenue des réunions électorales (ou d’information sur le projet) par emplacement d’affichage électoral
  • Un nombre de circulaires égal au nombre d’électeurs inscrits de la circonscription (commune, secteur ou section électorale), majoré de 5% ;


Les tarifs d’impression seraient plafonnés dans les mêmes conditions qu’ils les sont par l’Etat lors d’élections « classiques » et ne seraient remboursés que les documents publiés sur du papier « écologique ».

Nous vous proposons également, toujours en référence aux consultations électorales, que la Ville prenne en charge le remboursement de 50 % des dépenses électorales engagées lors de cette consultation. Afin de limiter les dépenses, nous proposons de plafonner ces dépenses à 0,50 € par habitant et par groupes d’élus, partis et groupements politiques habilités (contre 1,22 € lors du 1er tour des élections municipales). Seraient aussi appliquées les mêmes règles de remboursement que celles prévues par le code électoral.
La Ville étant l’organisateur de cette consultation, elle devra également être neutre dans la période située entre le vote de la délibération par le conseil municipal et le 30 juin 2010, date prévue de la consultation. Par conséquent, aucune publication éditée par la Ville ne pourra présenter le « projet de ville » sous un jour favorable ou défavorable. La seule communication autorisée sur ce projet de consultation sera une communication « civique », invitant le maximum d’électeurs à se déplacer le 30 juin. La ville devra également demander à ses partenaires dans l’opération, notamment la CA2R et l’EPAMSA de ne pas communiquer sur ces projets jusqu’au 30 juin 2010.
Si le groupe d’élus majoritaire « Ensemble pour Andrésy » ou un parti politique souhaitent soutenir ce projet et participer à la consultation, ils le feront en leur nom propre par application des dispositions du CGCT et des modes de financement définis par la Ville.
Enfin, afin d’assurer une égalité des moyens et une équité de traitement entre les différents participants à cette consultation au sens de l’article LO1112-10 du CGCT, il est indispensable que les groupes d’élus ou partis politiques habilités disposent de l’intégralité des documents, provisoires et définitifs, sur l’aménagement du périmètre des abords de la gare et des coteaux-belvédères.
Nous vous remercions de bien vouloir nous indiquer les suites que vous comptez donner à nos demandes qui sont les conditions préalables de la participation des élus d’Andrésy Citoyenne à votre projet.


Je  vous prie de croire, Monsieur le  Maire à l'assurance de ma  considération  distinguée.

L'échec des ateliers 21

Communiqué de presse des élus Andrésy Citoyenne – 19 avril 2010.

Dans notre communiqué concernant le forum 21, nous annoncions que les Andrésiens n'étaient pas au bout des mauvaises surprises concernant l'agenda 21. La tenue des ateliers 21 a confirmé ce pressentiment. Si nous reconnaissons que la tenue de ces ateliers va dans le sens d'une plus  grande implication des citoyens dans la vie publique locale (fondement même du rassemblement Andrésy Citoyenne lors des élections municipales de 2008), force est de constater que la municipalité a encore beaucoup de progrès à faire.

Après le forum 21 qui avait réuni péniblement une trentaine d'Andrésiens pendant un long (très long) samedi  après­-midi,   les   ateliers   n'ont   pas   non   plus   mobilisé   les habitants   :   à   peine   une cinquantaine de personnes y compris élus et fonctionnaires de la ville. L’atelier « exemplarité » s’est tenu avec seulement 4 personnes. C'est fort regrettable. On pourrait, assez facilement, mettre cela sur le dos d'un manque d'intérêt pour le développement durable et sur la difficulté à mobiliser les citoyens. Cette explication ne nous satisfait pas.

L'attitude de la majorité a clairement desservi ces ateliers :

  • en limitant les possibilités d'inscription pour les ateliers aux personnes qui avaient rempli le questionnaire en ligne ou étaient présentes au forum 21 ;
  • en limitant la participation à un atelier par personne ;
  • en prévoyant seulement deux réunions par atelier (une en avril, une en octobre) alors que l’élaboration en commun nécessite du temps;
  • en imposant une charte de concertation floue et marquée par une volonté de contrôle sur la communication autour de l'agenda 21 ;
  • en ne diffusant pas de vrai programme des ateliers à l'avance;
  • en   changeant   les   dates   des   ateliers   entre   celles   annoncées   lors   du   forum   21   et   celles marquées dans les convocations. Tous les ateliers ont en effet été retardés d'une semaine.

Dans ces conditions, comment dire que l'on veut travailler sur le long terme avec les citoyens ?

Nous avions voté pour le lancement de l'agenda 21 en 2009 tout en émettant un certain nombre de réserves envers une majorité qui ne brille pas par son souci de l'environnement : soutien au projet de circuit F1 à Flins, soutien à l'A104, projets immobiliers sur les Coteaux ... et de la concertation.

Loin   d’être   un  engagement   profond   et   sincère,   la   mise   en   place   d’un agenda   21  n’est   qu’une opération de communication de la part des élus d’Ensemble pour Andrésy pour se forger une image de municipalité éco­responsable gravement écornée par les projets sus­cités.

Forum 21 d’Andrésy du 27 mars 2010 et ateliers thématiques : vous avez dit développement durable ?

Communiqué de presse des élus municipaux Andrésy Citoyenne

Samedi  27 mars 2010, les élus Andrésy  Citoyenne ont  assisté au Forum 21 organisé par la Ville d’Andrésy. Ce qui aurait pu être une manifestation-phare permettant de lancer l’agenda 21 avec une forte participation des Andrésiens s’est révélée navrante, indigne d’une démarche « développement durable ». Seuls y ont assisté une trentaine d’habitants, quelques élus de la majorité.

Raisons de l’absence des Andrésiens lors de ce forum 21 :  pas de programme, pas de liste des intervenants ou des thèmes abordés. Le forum n’était pas signalé sur le site de la ville, le samedi matin.

Même méthode pour l’inscriptions aux cinq ateliers thématiques Agenda 21. Une inscription qui, pour les Andrésiens, ne peut se faire que pour un seul et unique atelier.

Tout cela traduit bien un véritable manque de considération envers les habitants. Les élus Andrésy Citoyenne dénoncent  ces méthodes de travail imposées par la Mairie, en totale contradiction avec la démarche d’un Agenda 21 fondé notamment sur la transparence, le partage de l’information et ateliers thématiques la transversalité des ses thèmes.  
Cela ne peut contribuer qu’à un cloisonnement de la réflexion et des débats et surtout à une absence de vision globale des enjeux de l’Agenda 21.

Quand  PSA Peugeot Poissy montre aux Andrésiens le chemin du développement durable  !

Il faut garder le meilleur pour la fin : le choix des intervenants lors du Forum 21 d’Andrésy. Ils étaient huit.  Trois d’entre eux représentaient les entreprises installées en bord de Seine et dont les activités vont bouleverser la rive gauche (le Port autonome avec la création prochaine d’un « Port de Gennevilliers Bis » ; GSM avec l’extraction de sable et de graviers).
Et surtout PSA Peugeot Poissy par la voix de son directeur de la Communication vantant  la qualité de ses futurs véhicules dits écologiques. Une intervention qui a ouvert le Forum , un comble pour un Agenda 21 !

Si c’est pas de la propagande pour le tout-voiture et la nécessité, à peine déguisée, de l’A104 et du pont d’Achères, c’est quoi alors, Monsieur le Maire, ancien cadre de PSA Peugeot-Citroën ?
Enfin au bout de plus de 3 heures de discours, l’aspect social et solidaire du développement a été évoqué.

Au terme de ce Forum, les contours de l’agenda 21 d’Andrésy se dessinent  et semblent se résumer en une seule stratégie : comment faire avaler la pilule très amère de l’urbanisation contestée des coteaux andrésiens de l’Hautil , de l’A104 et du pont d’Achères?

Les élus Andrésy Citoyenne avaient voté favorablement la démarche « Agenda 21 » lors du conseil municipal du mars 2009. Samedi après-midi, il ont assisté à une farce pas drôle, à un numéro de propagande qui dessert une véritable démarche de développement durable. Mais les Andrésiens ne sont pas au bout de leurs mauvaises surprises.

Syndiquer le contenu